LES GAUCHES TUNISIENNES ET LA QUESTION DE L’HÉRITAGE

Avec:

  • Ahlem Belhaj
  • Haytham Mekki

Date:  Samedi 30 septembre 2017 à 10h du matin
Lieux: Fondation Rosa Luxembourg – 23 rue Jughurtha – Mutuelle ville, Tunis
 
Précisons d’abord  que le pluriel souligne la diversité profonde des acteurs politiques qui se situent du côté gauche de l’échiquier et qu’il ne sert à rien de dénier l’appartenance à tel ou tel courant au nom d’on ne sait quelle vérité idéologique.
Le débat que nous voulons organiser vise à débrouiller la question de l’égalité en héritage telle qu’elle est pensée et revendiquée avec plus ou moins d’entrain par les différentes composantes de la gauche. En effet, depuis l’initiative du député Ben Gharbia, la confusion entoure cette revendication  centrale du mouvement féministe.
On se souvient de l’embarras de la gauche parlementaire, du  « mouchwaqtou » aux relents à la fois populistes et conservateurs… Nouvelle panique à bâbord après la déclaration présidentielle du 13 août… Manœuvre de diversion ou pas, la tentation de l’autruche était bien dans l’air un moment. Depuis, les choses sont rentrées dans l’ordre et le FP a retrouvé ses marques au grand soulagement de tout le monde.
Restent des questions en série : pourquoi ce pas de deux ? Pourquoi l’égalité dans l’héritage entre femmes et hommes peut-elle passer pour une question secondaire aux yeux du « Parti de l’égalité » ?
En ces temps postrévolutionnaires, ce qui est en cause n’est-il pas le rapport de la gauche au peuple, à ce que celui-ci croit ou ne croit pas ? Plus : n’est-ce pas notre rapport à la politique qui est problématique ?
Et, pour revenir au thème de notre cycle cette année, n’est-ce pas la question sociale qui, à travers une question dite « de société »,  est à nouveau posée ?
Afin d’y voir un peu plus clair, l’association NACHAZ  a invitéune grande figure du féminisme tunisien, Ahlem Belhaj, ancienne présidente de l’ATFD, l’association qui a porté la revendication d’égalité en héritage depuis des décennies, parfois de manière solitaire.

Nous avons également invité Haytham Mekki, journaliste et blogueur  dont le regard distancié et ironique (dans les différents sens du terme) sur la « vieille gauche » nous semble propice pour engager le débat.

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